Témoignage de Claude-Louis Renard :
« Des rapports nouveaux s’établissaient désormais entre l’art et l’industrie du fait de l’apparition d’une génération d’artistes dont la perception du monde contemporain impliquait une attitude neuve à l’égard du monde industriel, revendiquant d’utiliser les matériaux, les produits, les techniques de l’industrie comme support de leur langage.
Face à cette attente, une grande entreprise comme la Régie Renault apparaissait comme un immense réservoir d’énergies humaines disposant d’un capital technique, de possibilités financières et d’un pouvoir de décision, qui la désignaient naturellement pour prendre la responsabilité et l’initiative d’une série d’actions dont l’objectif préalable était de concrétiser les problèmes posés.
Au début des années soixante-dix, nos activités commençaient à être connues et certains artistes manifestèrent leur besoin de diverses aides techniques. La Régie Renault leur offrait le moyen d’entreprendre et de poursuivre des études, qu’ils n’auraient pu mener à bien autrement, parce qu’elles n’aboutissaient pas à la production d’objets commercialisables.